samedi 22 février 2014

Bourges-Sancerre (4/4)

Le chemin pataugeait le long de la crête de la colline, la vue était dégagée, en bas le village de la prochaine étape attendait, il suffisait de descendre la pente. Je me suis arrêté au PC de Bué le temps de boire deux verres d’eau et d’avaler un bout de brioche, et je suis reparti. Les cloches de la petite église sonnaient midi, il me restait sept kilomètres à faire. Sauf accident, ça voulait dire que j’avais largement le temps d’arriver au final pour attraper le dernier bus de 14h.

La dernière partie était tranquille. Au sortir du village le chemin longeait un filet d’eau qui tombait de la colline. La pente était douce à monter, le sol caillouteux ne glissait plus, il fallait juste éviter de s’abimer les chevilles sur la caillasse. Ensuite il y avait une partie sur un chemin entre les champs à ciel ouvert, un plateau balayé par le vent. Après ce n’était grosso modo que de la descente, sur route d’abord, sur chemin caillouteux ensuite. La descente parfois était assez raide, c’était presque aussi usant pour les jambes qu’une montée. Mais je savais que c’était la fin, ça aide à avancer.

Je suis resté sur le même tempo de 5km/h jusqu’à la fin, il était un peu moins de 13h30 quand je suis arrivé au terminus, les Caves de la Mignonne. J’ai tamponné mon carnet de route pour la dernière fois, j’ai pris mon billet pour le bus qui me ramènerait à Bourges, je n’ai pas goûté le verre de Sancerre offert à l’arrivée. Voilà comment s’est faite cette première randonnée.


Pour être honnête, je suis un peu étonné de n’avoir pas été plus fatigué que ça. Tant que je marche, mon corps avance. Par contre dès que je m’arrête c’est beaucoup plus difficile. Quand je suis descendu du bus à Bourges, je me suis rendu compte que finalement j’avais quand même très mal aux jambes. Le soir venu, une fois rentré à la maison, je me suis couché tôt et je n’ai eu aucun problème à m’endormir. Ca faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien dormi !

Je pense que je vais la refaire un jour cette randonnée. Seul. 13h30 pour marcher 57km, je trouve que ça fait beaucoup. Je n’ai pas l’habitude d’être dans les derniers quand je fais une course ou quand je marche, j’ai trouvé ça vexant, vu ma condition physique, de finir avec les éclopés. Je ne pensais pas qu’il nous faudrait plus de 12 heures. Il faudra que je me prouve un jour que je peux faire beaucoup mieux, je ne veux pas rester sur cette incertitude.

vendredi 21 février 2014

Bourges-Sancerre (3/4)

De la route goudronnée au départ et pendant une bonne partie du chemin, mais au bout de deux kilomètres l'allure d'Akima a ralenti. Je n'ai rien dit, mais les gens qu'on avait doublé avant nous rattrapaient et nous doublaient, nous distancaient. Je commençais à me demander à quelle heure on allait arriver au bout de cette aventure. 14 heures? 15 heures? Les derniers bus partaient de Sancerre pour Bourges à 14h, il fallait absolument y être au plus tard pour 14h. Il était 9 heures et ça n'allait pas, Akima ne supportait plus toute cette boue. Un peu plus tard, quand elle a dit qu'il fallait qu'elle téléphone à son mari, j'ai compris que ce n'était plus la peine d'insister, elle n'irait pas plus loin que le prochain PC, Neuilly-en-Sancerre. Et puis, 39 km c'est déjà bien pour une première randonnée.

Moi je n'avais aucune envie d'arrêter, j'étais en pleine forme, je me sentais capable de finir. J'ai continué, j'ai pris mon allure de base et j'y suis allé. Dix minutes plus tard j'étais au PC de Neuilly-en-Sancerre. Je ne me suis pas arrêté, j'avais pris assez de retard comme ça (deux heures pour parcourir huit kilomètres!!), j'ai tamponné mon carnet de route et je suis reparti. Il était 9h30. J'ai téléphoné à Akima pour lui dire qu'il lui restait à peine deux cent mètres pour terminer et j'ai filé.

A partir de ce moment là, je n'ai plus flanché. Je suis resté à la même allure, je me suis interdit de m'arrêter. J'ai rattrapé des gens, les ai doublé, puis distancés. Personne ne m'a doublé à partir de ce moment là. Le chemin longeait une départementale (la D22), puis bifurquait après une petite rivière et un hameau au nom de Moulin Jamet où brouttaient des chevaux et des ânes, où picorait de la volaille. A partir de ce moment, le chemin suivait en grande partie le tracè du GR31jusqu'au village de Bué.

Nous sommes montés sur une énorme colline par un chemin bien boueux, mais curieusement, parce qu'il faisait jour peut-être, ou parce que je commençais à être habitué à toute cette boue et à savoir où passer pour minimiser mes efforts, c'était plus facile. Et puis la vue était dégagée, c'était calme et reposant, paisible. J'étais bien. Plus tard, après un autre petit hameau, le paysage s'est transformé, nous sommes entrés dans les vignobles, des vignes à perte de vue.



Le paysage était aussi beaucoup plus pentu. Le chemin qui descendait dans le village dans le creux était raide, il fallait évitait de trébucher sur les cailloux pour dévaler la pente. Sur l'autre versant je voyais les gens qui grimpaient. Ca m'a étonné, d'un seul coup il y avait plein de gens devant moi, alors qu'avant j'étais quasi seul. Quand je suis arrivé en bas, j'ai demandé aux gens, mais en fait c'est parce que la côte leur faisait peur et qu'ils faisaient une pause avant de l'affronter. Je ne me suis pas arrêté. J'ai remercié mentalement les quelques marches que j'avais faites dans le Jura du côté de Mijoux il y a quelques années, j'ai dit merci à toutes les fois où j'ai couru pour monter la côte des Buttes-Chaumont ou la rue de Crimée, et j'ai attaqué la montée.

Un quart d'heure plus tard j'étais en haut de la colline, et une voix derrière moi a dit "oh, on voit Sancerre, ça sent la fin". Ca m'a redonné du baume au coeur. Il était 11h30, j'avais couru environ 49 km, j'étais certain d'arriver au bout de cette randonnée avant 14 heures.

jeudi 20 février 2014

Bourges-Sancerre (2/4)

Ca piétinait un peu pour rentrer dans le gymnase qui servait de PC, nous avons poireauté cinq bonnes minutes avant de pouvoir rentrer. Ça m’énervait de perdre du temps bêtement, Akima en profitait pour s’étirer, ce que je ne fais jamais pendant un effort. Le temps d’avaler une boisson chaude, de tamponner notre carnet de route, et nous sommes reparti. Il devait être deux heures et quart.

Nous avons repris la route, qui a un moment bifurquait dans un chemin de terre, puis un chemin de boue. Je ne m’y attendais pas du tout. Une bonne boue bien grasse qui aspire les chaussures et fait faire de belles glissades. Je me suis dit que j’avais bien fait de prendre des bâtons de marche. Par contre je n’ai pas eu le temps d’enlever les bouchons qui protègent la pointe des bâtons, ils ont été aspirés par la boue.

Au début c’est un peu pénible, mais on finit par trouver son rythme, et le chemin était assez plat. Il y avait des endroits avec plus de boue que d’autres, mais aussi quelques passages sur routes goudronnées ou chemins secs. Nous sommes arrivés, 11 km plus loin, à Les Aix d’Angillon peu après quatre heures trente. A notre arrivée, les premiers abandons prenaient le car qui allaient les ramener à Bourges.

La pose a été un peu plus longue, Akima a voulu s’assoir, aller aux toilettes, se masser les chevilles. J’ai pris mon mal en patience. Nous sommes repartis du PC vers cinq heures, et j’avais conscience qu’on n’était pas dans les premiers, loin de là.

Après une partie sur route, il y a eu à nouveau des chemins boueux, avec des chemins un peu plus pentus, des flaques de boue un peu plus profondes. Par moment je sentais mon pied qui se décollait de ma semelle et je me demandais si ma chaussure n’allait pas y rester. A d’autres moments je sentais mon pied qui glissait, partait, je faisais des numéros d’équilibristes très amusants, mais au final j’ai réussi à ne pas m’étaler par terre. Tout le monde n’a pas eu cette chance.

Le ciel a commencé à pâlir, les premiers chants de coq ont été entendus. J’encourageais Akima en disant des conneries (« c’est agréable le silence de la campagne la nuit, ça repose », « regarde comme c’est beau cette farandole de lampes frontales qui serpente dans la nuit », « les nuages blanchissent, on voit des étoiles » bla bla bla) mais je sentais bien qu’elle était en train de lâcher.

La voiture balai nous a doublé dans la dernière montée avant le village d’Humbligny, au bout de trente kilomètres nous étions déjà hors-délai. Sept heures étaient passées quand nous sommes arrivés au PC d’Humbligny, les bénévoles commençaient à nettoyer le local, Akima voulait arrêter. Je n’ai pas insisté de suite, nous avons fait une longue pause d’une demi-heure. Mais j’ai réussi à la convaincre de faire l’étape suivante, qui ne faisait que 8km. Nous en étions à 31km, il en restait 26. Il était un peu plus de sept heures trente.

mercredi 19 février 2014

Bourges - Sancerre (1/4)

Vous le savez ( plus d'info ici ), nous avons formé une équipe, avec des collègues du bureau, pour marcher 100km au mois de mai au profit de l’association Oxfam dans le parc du Morvan. C’était totalement imprévu, je n’ai jamais fait de randonnée de ma vie (sauf quand j’étais petit en colonie de vacances ou plus tard pendant le service militaire), et du coup je me dis qu’il faudrait peut-être s’y mettre.

Akima, qui fait partie de notre équipe Les Fantastic’oranges, m’a proposé lundi dernier d’aller marcher la Bourges-Sancerre ce dimanche, une petite promenade de 57km sans trop de dénivelé qui part de la magnifique cathédrale de Bourges à minuit et se termine dans les vignes du Sancerre. J’ai dit oui sans hésiter.

Puis je me suis posé la question de ma tenue. N’ayant jamais fait de rando ni de trail, je n’ai pas de chaussures de randonnée, pas de sac de randonnée, pas de bâton de marcheur, pas de grosses chaussettes montantes, bref pas la tenue adéquate. Je n’ai pas investi dans des chaussures ni dans un sac, me disant que les runnings que j’utilise pour courir feraient très bien l’affaire et que le petit sac à dos de ville que je trimballe serait suffisant pour trimballer deux trois choses. Par contre j’ai acheté une lampe frontale (c’était obligatoire, c’est une marche noctune au départ) et des bâtons de randonnée. La météo ayant été très pluvieuse cet hiver, ils me semblaient indispensables pour éviter certains dérapages dans les chemins détrempés.

Samedi soir nous avons donc pris le train ensemble pour Bourges, où nous sommes arrivés pour 21h. On aurait bien aimé arrivé plus tard, mais c’était le dernier train de la journée. C’est dans ces cas-là qu’on se rend compte qu’il est pratiquement impossible pour les gens habitants en province de ne pas avoir de voiture, c’est un luxe de parisien.

Après nous être inscrits à la mairie, nous avons essayé de dîner dans la ville, de manger des pâtes ou une pizza. Il était vingt-deux heures, mais les services étaient terminés dans les restaurants encore ouverts. Nous avons juste réussi à manger des nouilles sautées dans un chinois qui nous a dit en rentrant qu’il fermait à 22h30. Après un petit tour dans le centre historique quasi désert, nous avons été poireauté dans la mairie en attendant l’heure du départ.


Minuit, 1300 personnes se mettent en marche. On traverse la vieille ville aux ruelles étroites et pavées les uns derrière les autres au pas promenade. Plus loin la file commence à s’étirer, je me dis que je peux enfin prendre une allure raisonnable. Et je comprends de suite que non, parce que mon allure est bien supérieure à celle d’Akima. Elle m’a dit « vas à ton rythme » mais le but pour moi était de faire cette randonnée à deux, pas de battre un record. Le jour J dans le parc du Morvan, on aura l’obligation de marcher en équipe, tous les quatre ensembles. Ces entraînements ont aussi pour but d’apprendre à marcher à la même allure. je me suis donc calé sur son rythme.

La première partie sort tranquillement de la ville, traverse les faubourgs, puis enfin arrive en campagne. C’est uniquement de la route goudronnée pendant les 10 km qui mènent au premier point de contrôle à Saint Michel de Volangis. Nous avons parcouru cette distance en deux heures, une allure tout à fait raisonnable.

samedi 1 février 2014

Malakoff 2014

Courir à Malakoff c'est un peu comme faire un pélerinage. La toute première fois que j'ai osé m'inscrire à une course c'était à Malakoff. Parce qu'à l'époque j'y habitais. C'était il y a une quinzaine d'années.

C'est un endroit où je ne vais jamais, je n'ai gardé aucune connection avec ce quartier. Aussi cette course est l'occasion de mesurer à chaque fois l'étendue du temps qui passe, les changements dans la ville, les nouveaux bâtiments, les nouveaux commerces, les nouveaux aménagements urbains.

Cette année, pour la première fois, j'ai couru le 5km au lieu du 10km. Au moment de l'inscription, il y a quelques semaines, je ne me sentais pas capable d'établir un nouveau record sur le 10km, ni même de faire une course satisfaisante. C'était la période des fêtes de fin d'année, des repas à droite et à gauche tous plus pantagrueliques les uns que les autres. Regarder mon ventre me donner l'impression d'être enceint, mes pantalons fermaient difficilement. Courir un 10km en plus de 45 minutes aurait été une frustration insurmontable.

De fait je ne suis pas satisfait de mon 5km de cet après-midi. Je n'ai pas couru à fond, je me suis senti lourd, j'ai été mauvais. Au final j'ai fait 22minutes 55, tout prêt de la barre des 23minutes, trop prêt. Mon objectif était plutôt de passer en dessous de la barre des 22minutes.

Donc 22minutes 55, 70ème sur 201 au classement général, 19ème sur 29 dans ma catégorie, V1H. Peut mieux faire.

mardi 25 août 2009

Seul ou en groupe?

Samedi matin j'ai couru à Boulogne avec les Front Runners. J'ai couru avec des gens qui couraient un chouilla plus lentement que moi, et j'étais un peu dépité d'avoir mis grosso modo 50 minutes pour faire le parcours de 9km.

Ce mardi soir j'ai refait le même parcours seul, j'ai eu l'impression de me traîner, et j'ai mis grosso modo 47 minutes pour faire le même parcours.

Décevant! Très décevant! Je ne supporte pas qu'il me faille plus de 45 minutes pour courir 9km en terrain plat. Ca correspond à ma vitesse de croisière d'avant cet hiver. Je sais bien que j'ai pris du poids et que ne pas courir à cause de ma hernie discale pendant 9 mois m'a beaucoup fait perdre, mais quand même...

Donc mon objectif immédiat: prendre mon chrono quand je vais courir et me forcer à courir les 9km en 45 minutes. C'est dit!

lundi 17 août 2009

Courir

Courir pour moi est un plaisir. Plus que ça, c'est même un besoin. C'est le meilleur anti-stress que je connaisse.

Je suis parfois surpris que ce ne soit pas le cas pour tout le monde. Ansi ma soeur me disait qu'elle n'arrive pas à courir, parce qu'elle est tout de suite fatiguée, parce qu'elle n'arrive pas à respirer. Je lui ai répondu que c'était juste parce qu'elle n'avait pas trouvé son allure, parce qu'elle ne savait pas courir.

En fait beaucoup de gens ne savent pas courir. Ils n'ont jamais appris. Ils ne pensent même pas que ça puisse s'apprendre. Pourtant ce n'est pas si simple que ça.

D'ailleurs sans même aller jusqu'à courir, on peut constater qu'il y a même des gens qui ne savent pas marcher. On pense que c'est tout simple et qu'il suffit de mettre un pied devant l'autre l'un après l'autre. Et puis on se rend compte qu'au bout de cinq cent mètres de marche certaines personnes sont complètement épuisées. Alors faire de la randonnée, vous n'y pensez même pas. Je ne suis pas loin de penser que si vous ne savez pas marcher ce n'est même pas la peine d'essayer de courir. L'obstacle principal est le même: il faut trouver sa respiration, la respiration qui va avec ses pas.

Mais alors comment apprendre à courir? Je ne sais pas. Vous êtes déçu parce que vous attendiez la méthode miracle? Désolé, je ne la connais pas. Il faut apprendre à écouter son corps, et à avoir une respiration naturelle quand on court. Normallement quand vous courez à la bonne allure de croisière vous n'êtes pas plus fatigué que quand vous marchez sur une route de campagne, vous êtes même capable de bavarder avec quelqu'un sans en être gêné. Et cette allure de croisière, elle vous est propre, elle correspond à votre corps et vos capacités respiratoires.

Si vous commencez à courir, ne commettez surtout pas la bêtise de courir avec quelqu'un, parce qu'il est peu probable que cette personne aura la même allure de croisière que vous, et vous allez inconsciemment essayer de vous caler sur son rythme, vous serez toujours en décalage avec le votre personnel, et vous n'y prendrez aucun plaisir. Cette tentative sera vouée à l'échec. Pour trouver votre rythme, vous devez courir seul. Ou alors courir en groupe avec l'espoir que dans le groupe il y aura quelqu'un qui aura la même allure que vous. Mais qu'on se le dise, courir est avant tout un plaisir solitaire.

Pourquoi je suis dans un club de coureurs alors? Bonne question! Parce que parfois c'est bien aussi de pouvoir se comparer. Parce que parfois c'est bien de pouvoir essayer de s'accrocher à quelqu'un qui court un peu plus vite que vous. Parce que ça permet d'apprendre plein de petits trucs. Par exemple un coureur expérimenté s'il court avec vous se rendra tout de suite compte si votre respiration est la bonne ou si vous faites un effort pour courir à ses côtés. Il saura aussi vous donnez des conseils sur votre foulée ou le mouvement de vos bras (bien que chaque foulée soit de toute façon individuelle!). Courir en groupe, ce n'est pas forcément courir tous à la même allure, c'est parfois juste partir ensemble du même point et s'attendre à la fin pour s'étirer ensemble et échanger. Si vous manquez de motivation en hiver, ça peut être une façon de vous forcer à sortir de chez vous. Il y a 36 000 bonnes raisons pour courir en groupe.

Mais ça n'empêche pas que régulièrement je continue à courir tout seul, parce que c'est vraiment ce que je préfère au final.

Un dernier petit truc. Une fois que vous aurez trouvé la respiration confortable qui vous permettra de vous épanouir dans votre allure de croisière, mémorisez la bien, n'hésitez pas à courir pendant des heures (de toute façon vous ne serez plus essoufflé, ce seront les muscles de vos cuisses qui vous diront stop). C'est à partir de cette allure que se fera tout votre travail par la suite. Par exemple moi je sais que mon allure de base c'est 12km/h. Si je vais plus vite je fatigue, mais si je vais moins vite je fatigue aussi. Ca ne m'empêche pas de courir plus vite, mais c'est ma vitesse repère.

Alors, qu'est ce que vous attendez pour vous y mettre? Tous les coureurs qui ont réussi à caler leur respiration sur une allure (ou plutôt le contraire!) sont formels: courir c'est que du bonheur!